Profil
Un parcours d'ingénieur indépendant
Vingt-cinq ans d'ingénierie électricité & instrumentation en indépendant — sans salariat ni structure portante. Les missions s'enchaînent, les clients reviennent : c'est la validation la plus simple qui soit. Le parcours traverse les niveaux de responsabilité — supervision de chantier, mise en service, coordination multi-corps d'état, responsabilité de projets — sur les sites industriels de douze pays.
Un spectre industriel continu
La plupart des parcours s'installent dans une filière et y restent : les bassins de recrutement, les donneurs d'ordre et les références y poussent naturellement. Mon parcours s'est construit autrement — non pas un saut entre deux mondes étanches, mais une trajectoire continue à travers les secteurs : énergie, oil & gas, chimie, eau, emballage, chaque expérience préparant et enrichissant la suivante. Aux deux extrémités de ce spectre, deux cultures industrielles que je pratique en profondeur :
- Le process lourd (sidérurgie, cimenterie) : fortes puissances, environnements exigeants, coordination de nombreux corps d'état, capacité à faire démarrer une installation dans des conditions difficiles.
- Les environnements réglementés GMP/FDA (pharma, biotechnologie, aéronautique, machines spéciales) : traçabilité, validation documentaire, qualification réglementaire, preuve écrite.
Cette traversée produit une pratique du commissioning à la fois solidement documentée (héritage des environnements réglementés) et opérationnellement robuste (héritage du process lourd) — deux qualités que le marché tend à séparer. Elle rend crédible aussi bien face à un chef de chantier sidérurgique que face à un responsable qualité pharma, et à l'aise dans tous les secteurs entre les deux.
La capacité d'intégration
Entrer dans un bureau d'ingénierie ou une équipe projet, absorber rapidement le contexte technique, identifier le périmètre E&I dans l'ensemble, s'aligner avec les équipes process, mécanique, automatisme et HSE, puis délivrer : ce processus, répété sur des dizaines d'équipes pluridisciplinaires, est un savoir-faire en soi. C'est lui qui explique la continuité du parcours à travers les secteurs et les pays.
Aujourd'hui : le Remote Engineering
Cette expérience de terrain est le socle qui rend le pilotage à distance fiable : on ne valide correctement à distance que ce que l'on a longuement pratiqué sur site. La posture est remote-first par priorité ; la présence terrain reste une capacité, mobilisée de façon ciblée lorsque le contexte le justifie.
Langues de travail : français, anglais, turc — à l'écrit comme à l'oral, dans les trois directions.